Un environnement marqué par l'agriculture et la présence de l'eau

Le pays du Grand Amiénois bénéficie d’une position géographique qui lui confère un environnement favorable : son climat tempéré nous garantit par exemple une ressource en eau abondante, ou encore une sensibilité modérée aux risques naturels comme aux pollutions atmosphériques.

La caractéristique principale du pays se situe au niveau de l’occupation du sol, occupé à 80 % par les espaces agricoles, en particulier les cultures. Il en résulte une faible présence d’espaces naturels (13 % du territoire). L’évolution majeure des dernières décennies est la disparition de nombreuses prairies, sous l’effet de l’extension des cultures puis de l’urbanisation périphérique des communes. Certains espaces naturels constituent un patrimoine remarquable, d’intérêt européen. C’est le cas notamment de plusieurs vallées humides qui, outre leur richesse écologique et leur rôle de corridor biologique, sont souvent aussi le siège d’activités industrielles, le lieu d’exercice de nombreux loisirs des habitants du pays et un support très propice au développement touristique.
La préservation d’un réseau fonctionnel d’espaces naturels constitue donc un enjeu majeur pour le pays.

L’abondance de l’eau confère au pays une sensibilité non négligeable aux risques d’inondations, tant par débordement des cours d’eau et remontées des nappes qu’en raison des ruissellements. La ressource en eau, globalement suffisante pour les besoins du Grand Amiénois, souffre cependant d’une qualité dégradée, due principalement aux activités agricoles et aux rejets urbains et villageois. Un effort conséquent reste en effet à mener en matière d’assainissement, en particulier dans les communes rurales. Par ailleurs, à la veille de l’adoption des nouveaux Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) sont globalement peu avancés dans le pays.
Ainsi la gestion de l’eau sous toutes ses formes constitue un deuxième enjeu environnemental majeur pour le Grand Amiénois.

En matière de ressources, le pays est par ailleurs largement dépendant en matière d’approvisionnement énergétique. Il existe cependant un potentiel de développement de la production locale d’énergie renouvelable, qui ne cesse de croître. La contribution du pays au réchauffement climatique provient principalement des transports et d’une performance énergétique très moyenne de l’habitat.

Le pays produit annuellement quelques 200 000 tonnes de déchets ménagers. Malgré le développement du tri, du recyclage et du réemploi, les ordures ménagères résiduelles représentaient encore en 2005 près de 80 % du tonnage, valeur proche du taux national. L’organisation actuelle du traitement est largement perfectible : il implique aujourd’hui des transports excessifs et ne permet pas l’optimisation des outils, en particulier de l’usine de méthanisation.
L’amélioration de la valorisation des déchets, tout en en maîtrisant le coût, apparaît également comme un enjeu important pour le Grand Amiénois.

Enfin, les habitants du pays sont exposés à des risques de diverses natures : l’importance du réseau de cavités souterraines, la présence en bordure de l’agglomération amiénoise d’un site regroupant plusieurs entreprises classées Seveso I, … ; le bruit lié notamment aux transports, les nuisances olfactives parfois concentrées dans un même secteur constituent aussi des nuisances qui doivent être maîtrisées pour maintenir un environnement vivable pour la population du pays.

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