Un tissu économique en pleine mutation

Le Pays du Grand Amiénois bénéficie d’une dynamique économique positive. Depuis 2000 l’évolution de l’emploi salarié est supérieure aux moyennes régionale et nationale et concerne en premier lieu les services et en particulier les services aux entreprises et les activités de transport logistique. Les créations d’entreprises sont elles aussi encourageantes ; en effet entre 2002 et 2006 celles-ci sont en nette progression et connaissent une évolution bien supérieure à la moyenne nationale (hors Île de France).

Ces bons résultats sont malgré tout à nuancer. En effet, presque tous les secteurs de l’industrie enregistrent de lourdes pertes d’emplois qui touchent principalement les territoires d’Amiens Métropole, du Doullennais et du Val de Nièvre. Les emplois tertiaires créés sont souvent des emplois peu qualifiés (la part d’emplois métropolitains supérieurs est faible). Le travail temporaire est aussi particulièrement développé sur notre territoire (6,6 % en 2005 contre 4,1 % au niveau national) et contrairement à la tendance nationale celui-ci continue de progresser (+ 23,1 % entre 2000 et 2005 contre – 2,8 % au niveau national) et représente un facteur de précarité, tout comme le chômage qui reste bien au dessus de la moyenne nationale (10,2 % contre 8 % en juin 2007).

L’offre de formation est bien développée et sans équivalent en Picardie. Le Grand Amiénois est aussi le seul territoire Picard ayant un taux de scolarisation des 15-24 ans supérieur à la moyenne nationale, mais au sein du Pays de fortes inégalités subsistent. De façon générale, les indicateurs (taux de scolarisation et taux de sorties sans qualification) sont plus défavorables dans la frange ouest du territoire et fortement corrélés aux indicateurs sociodémographiques.

En matière d’espaces économiques, la dynamique est là encore bien visible. La consommation de foncier d’activités semble s’accélérer et les projets d’extensions et de créations de zones d’activités sont nombreux, voire peut-être surabondants. A un horizon connu, c’est environ 630 ha de zones d’activités qui seront commercialisables (surface disponible actuellement + extensions + créations) et plus de 1 000 ha si l’on comptabilise les projets à long terme que représentent Boréalia, l’extension du pôle logistique et la création d’une grande zone à Doullens.

L’armature commerciale est importante et polarisée. L’agglomération amiénoise est relayée par des pôles secondaires, majoritairement situés aux franges du territoire et tous situés dans la partie Nord (Doullens, Albert, Corbie et Flixecourt).

L’artisanat constitue également un secteur de poids pour l’économie du Grand Amiénois (environ 9000 emplois) et contribue à l’animation des villages. Il représente un bon complément à l’offre commerciale de proximité.
Enfin, au regard de ses potentialités, l’activité touristique est encore timide. Le Grand Amiénois manque de notoriété et les retombées économiques sont faibles. Cependant la situation évolue : l’image d’Amiens prend forme, l’offre d’hébergement s’étoffe et la charte de coopération signée entre les offices de tourisme permet de mieux répondre aux logiques des touristes.
Carte de synthèse Economie